mardi 9 avril 2013

Marc NA illustre une séance du CONSERVATOIRE DES ARTS ET METIERS rapportée par Henry de la Madelène.


C'EST UN SCANDALE !!!

MARC  NA avait si gentiment accepté d'illustrer un de nos livres.

Normalement, le titre de ce post aurait dû être :  
Marc NA illustre la soirée du 29 octobre 1864 au Conservatoire des Arts et Métiers pour les Editions Luis Casinada

MARC  NA
Il y a eu samedi, 29 octobre
HENRY DE LA MADELÈNE
Editions Luis Casinada
Montpellier, 2013

7ème volume de la collection Parce que ! 

LIVRE DE MARC NA  AUX EDITIONS LUIS CASINADA


LIVRE DE MARC NA  AUX EDITIONS LUIS CASINADA


Eh bien, il faut changer ce titre !
C'EST UN SCANDALE !!

C'était un honneur pour nous, ce Marc NA ! Ce professeur certifié d'art plastique qui a abandonné l'enseignement pour agiter ensemble les arts plastiques, le théâtre, la littérature, la musique nous avait préparé 5 dessins
On se souvenait de ses expositions personnelles. Il y avait chaque fois les deux faces de Janus. D'un côté, des oeuvres qui tannaient la peau de la consommation (des emballages de produits divers traités comme des touches picturales), de l'autre des corps (humains, très humains) en gros et en détail (parfois des pieds, des cervelles...) que leur clacissisme rendait très instables. C'est une performance.
Peintures de Marc Na
Marc NA

Marc NA
Le tout ensemble, un, distinct et indivisible. 
Et il gribouillait encore les pistes par ses collaborations incessantes
L'âne LOUIS-LOUIS (avec Isabelle Marsala, Jean-François Raynal et Guy Walter) avait  donné une autre perspective au Peyrou de Montpellier. 
Ses icônes de la Sainte Conso, encore avec Isabelle Marsala sont à voir sur le site de celle-ci.
Ses interventions dans les grandes représentations de La Friche à Mimi, à Montpellier sont inoubliables. (Et pour ne pas les oublier, on va sur : http://paisdeorishas.blogspot.fr/  qui en présente quelques traces).
Et qui n'a pas vu/entendu Gil NON chanter des textes de Marc NA n'a rien vu.

Bref, ce petit homme est une grande pointure.

Il vient renforcer les troupes de l'ART CONCEPTUEL dans les Éditions Luis Casinada . 

Eh bien voilà!  Tout est gribouillé...

Nous avions repéré un texte paru dans LA REVUE DE PARIS du 13 novembre 1864 rendant compte d'une "fort belle soirée scientifique au Conservatoire des Arts et Métiers" . 
Le texte, non signé, semble pouvoir être attribué à HENRY DE LA MADELÈNE
Ce publiciste, dont le frère Jules est aussi un écrivain méritoire est né par accident à Toulouse en 1825. Son frère Jules est aussi un écrivain méritoire. Son père est créé baron par Charles X en 1825. Ce brevet n'est que la confirmation de la noblesse de cette famille du Comtat Venaissin. Il sera maire de Carpentras sous la Monarchie de Juillet, de 1842 à 1848. Il semble que la famille se rallie sans difficulté à l'Empire en 1852.
Et c'est bien l'esprit de ce 3e Empire que reflète le comte rendu de la Revue de Paris : confiance absolue au progrès scientifique et industriel, et, dans le même mouvement, éclatement des codes esthétiques. On est fou comme Offenbach, sérieux comme Monet,entreprenant comme de Lesseps.

Il ne me reste plus qu'à vous montrer l'étendue des dégats. 
Comme  Cy Twombly, comme Marcel Duchamp, Marc NA a été victime d'un gribouilleur. Est-ce un enfant ? Est-ce un génie? Ce sont des feutres et des couleurs qui modifient chaque exemplaire de nos livres. 
A vous de voir.
Voici les dessins et même les pages de texte avant et après... 

Dessin original de Marc NA
Un des 20 avatars du dessin retouché.

Et suivant le fil du texte :

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Ensuite on pouvait contempler un atelier d'une quinzaine d'assez jolies couturières enfermées jusqu'au menton dans des fourreaux verts et faisant tictaquer des machines à coudre.
Un monsieur chauve, mais bâti en Hercule et ressemblant à M. Sauvestre, racontait avec extase à qui voulait l'entendre, combien il les avait moralisées, et combien les fourreaux verts et la pédale de la machine à coudre étaient nécessaires au bonheur des jolies filles.
Dessin de Marc NA avant intervention

Après
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Plus loin on allait causer avec un autre monsieur qui montrait au public l'art de fabriquer des chapeaux pointus! Puis l'on suivait une file de machines fort barbares destinées à faire peu de besogne, et on se trouvait libre d'entrer dans la grande nef transformée en mare à canards où quelques vieilles dames savantes en toilette ébouriffante venaient tremper, en compagnie de petits jeunes gens à l'âme sérieuse, leurs ailes de cygne.
Cet endroit était en effet plus sérieux que les autres; on y était aspergé assez raisonnablement, et ce qu'il y avait de moins compréhensible, c'était la présence de nombreux pompiers dans une salle remplie d'eau !
Un membre de l'Institut, marin évidemment, perché au haut d'une échelle longue de quarante pieds, exécutait toutes sortes de tours de force pour rapprocher les charbons des appareils électriques qui éclairaient un public mélancolique.


VOYONS LARGE !!!

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Diverses luttes entre les démonstrateurs, qui ont fini par détraquer leurs appareils, ont surpris les assistants. La conquête d'une lanterne magique, telle a paru être la donnée de la pièce, avec illuminations phosphoriques. Ce qui a parachevé la consternation de l'assemblée a été le tableau de l'aurore boréale. On s'attendait à un décor de Philastre avec un bel effet de lueurs d'Opéra ou des Funambules, et le décor s'est borné à une sorte de petite allumette chimique violette qu'on faisait tourner dans un bocal.
On a montré aussi une série de traits calligraphiques lumineux représentant l'accord ou le désaccord des diapasons en vibration, mais en réalité dans la pantomime c'était le ballet, car sur un tableau noir dansaient une foule de huit entortillés. Quelques personnes ont bien compris du reste cette pièce, quoique le traître eût oublié presque tout son rôle, et derrière nous une des vieilles dames savantes venues là avec des jeunes gens, pour s'élever l'âme à l'aide de machines hydrauliques, a murmuré tendrement à la vue des huit lumineux qui dansaient sur le tableau noir: « Oh! comme cela explique bien les sympathies! »



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Au fond, dans une nef en ruines s'élançait un petit jet d'eau sur lequel un invalide somnolent braquait une lumière électrique, grâce à quoi l'on voyait un petit arc-en-ciel dans le jet d'eau. Ce résultat n'exige guère qu'un espace de cinquante mètres carrés! Le petit arc-en-ciel soumis à la volonté d'un invalide a excité un désappointement universel.
On circulait dans un grand nombre de couloirs, d'escaliers et de salles où reposaient d'anciennes machines à coudre, qu'aucune couturière en fourreau vert moralisateur ne faisait marcher; aussi peu de gens s'égaraient dans ces cimetières.


PAS MAL,  LE DESSIN !!

ET FINALEMENT, C'EST  SUPERBE !!!


MÊME SI ÇA DÉBORDE !!!
TOUT SE DÉTRAQUE

DE LA BOUCHE AU TROU DU CUL...


LE TEXTE LUI MÊME  EST CONTAMINÉ


Gageons qu'il y aura encore des fous pour vouloir un de ces livres !
En fait, il n'y en a que 20, et seulement 10 qui seront vendus !

C'est un moindre mal !!
VIVE LES CAMERAS DE SURVEILLANCE !!

GRACE A ELLES, LE FEROCE BARBOUILLEUR A PU ÊTRE IDENTIFIÉ :





Les preuves de la préméditation : rien n'est laissé au hasard pour les gribouilleurs


Rappel : 


Tous les livres de la collection PARCE QUE! se présentent sous un format 17 x 17 cm (pour les amateurs, celui des 45 tours vinyl). 
Un coffret en aluminium et plexiglas cristal permet deux "utilisations". On peut, au choix, s'en servir comme d'un livre, les lire, les feuilleter, les ranger sur les étagères d'une bibliothèque. Ou bien, les afficher au mur comme un tableau
En effet, la couverture est occupée à chaque fois par une illustration pleine page ne portant ni lettrage, ni marque de reliure.

Le tirage se fait sur papier Japon Awagami Hosho.
La reliure est du type 'à la chinoise', chaque feuillet étant doublé par un pliage sur lui-même, les fils de reliure sont masqués par les pages de titre et de frontispice.
Le tirage est de 20 exemplaires, ce qui, ôtés les exemplaires d'auteur et d'éditeur, correspond à 10 EXEMPLAIRES DISPONIBLES.
Tous les exemplaires sont, bien sûr, numérotés et signés. 
Adresse : barral.guy@neuf.fr