dimanche 7 avril 2013

Le photographe MARC LAFON illustre un classique de la littérature érotique : LES FILLES DE LOTH (de Musset ? ) pour les Éditions Luis Casinada

LES FILLES DE LOTH illustrées par MARC LAFON

MARC LAFON
Les Filles de Loth
ALFRED DE MUSSET
Editions Luis Casinada
Montpellier, 2013

 UN NOUVEAU LIVRE DES EDITIONS LUIS CASINADA
 
Pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents, voici un
Rappel : 
Tous les livres de la collection PARCE QUE! se présentent sous un format 17 x 17 cm (pour les amateurs, celui des 45 tours vinyl). 
Un coffret en aluminium et plexiglas cristal permet deux "utilisations". On peut, au choix, s'en servir comme d'un livre, les lire, les feuilleter, les ranger sur les étagères d'une bibliothèque. Ou bien, les afficher au mur comme un tableau
En effet, la couverture est occupée à chaque fois par une illustration pleine page ne portant ni lettrage, ni marque de reliure.

Le tirage se fait sur papier Japon Awagami Hosho.
La reliure est du type 'à la chinoise', chaque feuillet étant doublé par un pliage sur lui-même, les fils de reliure sont masqués par les pages de titre et de frontispice.
Le tirage est de 20 exemplaires, ce qui, ôtés les exemplaires d'auteur et d'éditeur, correspond à 10 EXEMPLAIRES DISPONIBLES POUR LES AMIS.
Tous les exemplaires sont, bien sûr, numérotés et signés. 
Adresse : barral.guy@neuf.fr

 
Ces généralités redites, voici : "LE NOUVEAU LIVRE" !!!
Marc LAFON est une pointure de la photographie contemporaine.
Il a été le photographe d'Iggy Pop, Serge Gainsbourg, Isabelle Adjani, Gérard Depardieu, Spike Lee, Vanessa Paradis, Brian de Palma, Béatrice Dalle, Laurent Terzieff, Kim Bassinger, Niagara, Patrick Eudeline, Luc Besson, Peter Greenaway, Pierre Cardin, Sophie Marceau, Elton John, Spike Lee, Mink Deville, Dustin Hoffman, BB King, Yvette Horner ou Christophe Salengro, et travaillé pour tous les magazines, Elle, Première, Playboy, Rock & Folk, etc...
Il s'est depuis quelques temps installé à Montpellier, dans l'hôtel qui a accueilli l'intendant Lamoignon de Basville et où Paul Valéry a rencontré l'idée de Monsieur Teste.
MARC LAFON partage le ruisseau avec un inconnu.
On peut rencontrer son oeuvre (en partie) sur :
http://www.marclafon.fr/
http://www.marclafon.fr/portraits/ 

Et le contacter : marc.lafon.photo@gmail.com


Le texte sur lequel Marc Lafon a choisi de travailler est attribué — sans trop de certitude — à Alfred de Musset et aurait été écrit à la demande de George Sand. Ce n'est pas sûr, mais ces certitudes-là ont peu d'importance.
On en trouvera le texte plus loin.

Marc LAFON a retravaillé 8 clichés originaux tirés dans la tonalité sépia assez sombre qu'il affectionne.
Imprimés sur Arches, les photos sont partiellement brûlées, ce qui les irises de couleurs pourpre ou violine.
Elles sont ensuite déchirées de façon aléatoire et collées sur le papier d'édition.

LES 7 PHOTOS PLEINE PAGE (l'autre sert de frontispice au livre) :


Photo Marc LAFON
Photo Marc LAFON



Photo Marc LAFON
Photo Marc LAFON
Photo Marc LAFON


Photo Marc LAFON
Photo Marc LAFON
















Voici maintenant le texte.

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Le vieux Loth ronflait au fond de sa caverne ;

Assises à côté d'une pâle lanterne,
Ses deux filles en pleurs se rappelaient tout bas

Les plaisirs de Sodome et ne s'endormaient pas.

L'aînée avait vingt ans, une figure altière,
L'œil bleu et des cheveux rejetés en arrière,
Des trésors sous sa robe et des doigts exercés...

La plus jeune était blonde, avait seize ans passés,
Des fruits s'arrondissaient sur sa blanche poitrine

Et son poil frissonnait où l'esprit le devine ;
Les yeux pleins de langueur et de timidité

Cachaient sous leurs cils d'or l'ardente volupté.

Vierges ! Comprenez que deux filles à cet âge

N'ont pas quitté Sodome avec leur pucelage.

Elles avaient goûté le breuvage amoureux,
Et leur soif insatiable avait fait des heureux,

Jusqu'au jour redouté du divin châtiment.
Leur vie entière fut détruite en un moment,
Tous les hommes perdus, car il n'en restait pas

Qui pussent désormais jouir de leurs appas !

D'où viendra la rosée à leur bouche altérée ? ...

"Ne pleure pas ma sœur, que ton âme éplorée

Retrouve quelque espoir. Tiens ! Déshabillons-nous,
J'ai trouvé pour jouir, un moyen simple et doux."

Ainsi parla l'aînée. Déboutonnant sa robe,
Elle montre à sa sœur, avec un double globe

Un ventre satiné qui se termine en bas

Par un petit triangle tout couvert de poils ras,
Noirs comme de l'ébène, et doux comme la soie,
Sarah sourit, s'approche et écarte avec joie

Les lèvres de la trousse, ainsi les vieux Hébreux

Nommaient l'endroit charmant qui les rendait heureux.

" Que faut-il faire Agass ? - Du bout de ton doigt rose,
Chatouille-moi - J'y suis - Attends que je me pose

Pour que mon doux bouton s'érige sous ton doigt

Et que j'écarte aussi les cuisses comme toi. "

Et sous sa main, saisie d'une amoureuse ivresse,
La symphyse se gonfle et palpite et se dresse.

Enfin n'en pouvant plus et d'amour se pâmant,
Agass donne à sa sœur un doux baiser d'amant.
Mais celle-ci lui dit : " Faisons mieux, ma charmante,
Remplaçons notre doigt à la place amusante

Par une langue agile ; et tu verras, ma sœur
Que nos attouchements auront plus de douceur.
Oui, sur ton petit ventre, attends que je me couche,
Ta bouche sur mes lèvres et ton poil à ma bouche

Et qu'une douce langue chatouille en l'excitant

Notre bouton de rose encore tout palpitant.

Que nos corps enlacés se tordent et se roulent,
Que le jus de l'amour sur nos cuisses s'écoule. "

Sitôt dit, sitôt fait, et bientôt ce doux jeu

Arrose leur trésor d'un liquide onctueux.

Mais ce sperme infécond ne rappelle les hommes

Que de manière vague. " Ah ! Sottes que nous sommes,
A quoi rêvons-nous donc quand on a ce qu'il nous faut :

Notre père est bien vieux, mais il est encore chaud.

Il peut bander encor quand les femmes sont belles,
Bien heureux qu'il n'ait pas à faire à des pucelles.

Mais il ne voudra pas, tant il est scrupuleux,
Nous donner la bouteille où jadis toutes deux

Avons puisé la vie,... où notre pauvre mère,
Allait remplir ses fleurs, éteindre son cratère.

Tâchons de l'enivrer, il aime le bon vin, 

Et s'il veut nous baiser, sauvons le genre humain... "

Chacune sur le chef porte un grand voile noir ;

Loth avec sa lanterne, a demandé, hagard :

" A qui sont ces tétons dont la blancheur rayonne ?

Ces globes opalins, dont la pointe frissonne ? "
Il jette sur Agass des regards polissons,
Écoute en soupirant les charmeuses chansons

Qu'ensemble ont commencé ses filles toute nues,
Il croit être à Sodome et, sur ses propres filles

Haletant de planter le bâton de famille,
Il s'élance soudain. Agass l'avait prévu.

Au ventre paternel, elle saisit tout nu

Le membre recherché par l'ensemble des femmes

S'aperçoit qu'il faut encore qu'elle l'enflamme,
Et, pour mieux en jouir, elle roule à la main

L'instrument qui doit féconder le genre humain.

" J'enfanterai, dit-elle, et pour être plus sûre

Adoptons pour jouir la meilleure posture. "
Elle tombe à genoux, découvre son cul blanc ;

Le vieux Loth inclinant la tête et s'approchant

Voit le cul : " Oh ! Jeune Femme ! Oh ! ma toute belle ",
Dit-il alors, jetant ses deux bras autour d'elle.

Agass, poussant le cul, accroît le mouvement

Car elle connaissait l'effet du frottement.

Elle se sent mouiller. Aucune jouissance
N'a pourtant assouvi sa brutale espérance.

Un soupir la saisit ; elle porte la main

Je ne sais où. " Tu n'es pas dans le bon chemin,
C'est à recommencer ", dit-elle à son vieux père.

Et l'ivrogne à nouveau recommence l'affaire,
En craignant de manquer, il se laisse guider
A travers les replis qu'il devra féconder.

Agass tressaille. Enfin tout son beau corps frissonne ;

Les os ont craqué. Le père Loth s'en étonne

" Qu'as-tu donc ? Mon enfant : va donc que je jouisse !

Si je m'en suis douté, que le ciel m'engloutisse ! "

Dit le vieux Loth. Agass dit alors à sa sœur :

" Viens goûter à ton tour la divine liqueur. "

L'autre aussitôt s'approche et dans ses douces cuisses

Elle montre à son père un doux nid de délices.

Elle chatouille alors les couilles du taureau,
Prend l'arme tout à coup et la met au fourreau.
Entre ses blanches mains, saisit la vieille épée

Pour la faire entrer plus grosse et mieux trempée.

Enfin elle se pâme, laisse tomber ses bras,
Le sceptre paternel inondant ses appas.

" Gloire à Dieu " se dit-elle, " à présent j'ai conçu. "
Loth, en se réveillant n'avait rien vu, ni su.



Un autre travail de Marc Lafon :




Et quelques uns de ses portraits :


Luc Besson

Danseuse turque
Isabelle Adjani et Gérard Depardieu
BB King

Elton John
Brian de Palma

Christophe Salengro


Dustin Hoffman
Kim Bassinger



Jean-Louis Aubert
Jane Birkin
Laurent Terzieff

Peter Greenaway

Pierre Cardin
Patrick Eudeline

Spike Lee
Sophie Marceau


Sawadu Band



Yvette Horner
Vanessa Paradis


Mink Deville