lundi 22 octobre 2012

Dominique LONCHAMPT sculpte et imprime des cuirs fantômes sur un texte de Guy BARRAL

SCULPTER / ECRIRE
Dominique LONCHAMPT
sur un texte de 
Guy BARRAL

Le texte peut être présenté comme un tableau 52 x 82 cm ou être replié dans son coffret de plexi cristal 17 x 22 cm.
Empreintes de pigments et terres, Cuir, pierres calcaires et fil de coton en plein format sur un texte imprimé.
Papier pur coton du Moulin de Riom marouflé sur toile de lin.
Tirage à 15 exemplaires, dont 7 H.C.


SCULPTER / ECRIRE, par Dominique LONCHAMPT et Guy BARRAL

Le livre se présente comme celui réalisé par Anne SLACIK;
Il continue - et semble terminer - la série de mes textes  illustrés par une artiste.
Dominique LONCHAMPT est une sculptrice et graveuse qui vit aux confins du Gard et de l'Ardèche. Elle a réalisé de nombreuses sculptures monumentales en pierre ou en matériaux composites, où le fer - la ferraille - entre largement. Elle abolit la frontière entre le très massif monolithique et le fil, le fétu de paille ou l'arête de poisson à la troublante fragilité. Elle travaille, dit-elle, de préférence sur des "matériaux de peu". L'artiste rêvée pour Casi Nada.
Gilbert LASCAULT a écrit pour elle : Manifestations minérales.


LE COFFRET de CRISTAL

Ici, elle mêle le textile (choisi par l'éditeur) à de la terre, des éclats minéraux, du cuir. Sa technique est exceptionnelle. Il s'agit de recueillir, dans les campagnes au dessus d'Uzès, des morceaux de chaussures que le temps a enfoui sous les chemins, mais que le passage de troupeaux de moutons remet à jour, longtemps après. Mouillés, assouplis, déployés, ces fragments sont enduits de terre et de pigments, et, passés sous la presse, laissent sur la surface du livre leur empreinte sauvage.

TERRE, CUIR, CHAUSSURE, PIERRE : Dominique LONCHAMPT

POUR L'ANECDOTE, mon texte s'appuie sur une vision du Causse de Blandas, qu'on aborde par le sentier qui, montant d'Avèze (près du Vigan), débouche aux Campels, cette ferme-hameau où est né mon père. Cela, Dominique LONCHAMPT ne le savait pas (elle n'en savait que ce que le texte dévoile). Elle ne savait pas non plus que mon père était cordonnier et que j'ai passé mon enfance au milieu de chaussures un peu cassées et de fragments de cuir que mon père faisait tremper avant de les passer entre les rouleaux d'un presse (je crois que cette technique s'est perdue?). Elle ne savait pas non plus que, lorsqu'on passe dans cette presse des basanes humides avec du papier journal, l'image du journal s'imprime sur le cuir, et que je ne me privais pas de récupérer des "chutes" pour ces gravures décalées d'art modeste et magique.